Le patrimoine de Capdenac

La riche histoire de Capdenac Le Haut a laissé des traces dans le bourg : fenêtres à remplage, ou à croisées, ainsi que portes et portails taillés dans la pierre, autant d’éléments architecturaux utilisés pour montrer la noblesse du propriétaire. Les remparts avec leurs portes imposantes, le donjon, l’étroitesse des rues ou les nombreuses fontaines; tout rappelle l’histoire de cette place forte, de ce castrum gallo-romain. Le portail de l’hôtel de ville est un exemple d’architecture Renaissance.

 En général, le matériau utilisé est la pierre calcaire qu’elle soit apparente ou non, appareillée ou non. Ce matériau est disponible sur place c’est pourquoi il a été utilisé largement, aussi bien en maçonnerie qu’en toiture. Les clôtures en pierre des prés ou des champs sont les prolongements de l’architecture bâtie. Divers modes de construction caractérisent l’utilisation de la pierre, le limousinage est la maçonnerie la plus répandue. On appelle ainsi la maçonnerie en pierre tout venant, de grosseur et taille variables. Cette maçonnerie est souvent enduite, à la différence de la pierre de taille ou de la pierre sèche, destinées à rester apparente. La maçonnerie en pierre de taille est réservée aux maisons bourgeoises, ainsi qu’aux bâtiments et monuments publics. 

La pierre peut aussi être associée à des briques de terre cuite. Autant de méthodes de bâtir qui témoignent de l’ingéniosité des constructeurs et font que chaque maison est unique malgré de nombreux éléments architecturaux communs. Capdenac le Haut a conservé les pierres apparentes; peu de maisons sont recouvertes de crépis. Cette qualité de la façade est soulignée par les pierres d’angle.

Les toitures

La majorité des toitures de Capdenac le Haut sont en tuiles plates, mais on trouve aussi des toits de lauze et des toits méditerranéens à tuile canal. Tous sont à forte pente.
Les toits de lauzes portent en tas decharge tandis qu’on trouve un « coyau » pour les toits de tuiles plates qui protège l’arase des murs et rejette au large les eaux de pluie, l’empêchant de ruisseler le long du mur et d’en altérer la pierre. 
Pour les toitures mixtes, plusieurs rangées de lauzes au départ du toit vont jouer le rôle de coyau et stabiliser la toiture par leur poids à la base, elles sont alors appelées « gaoulières ».
Les tuiles employées ont un beau modelé qui facilite le jeu des ombres et des lumières, grâce aux longs sillons qu’elles forment. Ce toit de type méditerranéen et les enchevêtrements de différents niveaux de toitures confèrent un charme particulier au paysage bâti.

Les pigeonniers

Accolés à une construction ou en plein champs, les pigeonniers participent à l’économie rurale et marquent le statut social du propriétaire. Il existe plusieurs types de pigeonniers, les formes rencontrées à Capdenac le Haut sont le pigeonnier tourelle cylindrique isolé, ou le pigeonnier tourelle rectangulaire associé à la maison. Ces derniers se caractérisent par leur grande hauteur et dominent leur environnement.

Les granges

Rectangulaires, elles sont couvertes d’un vaste toit à deux pentes simples, ou à croupes, et très caractéristiques. Ces bâtisses abritent l’étable et un corps de grange, disposés au sol ou superposés.
Une immense porte à deux battants donne accès à l’étable. Son linteau est un arc de pierre surbaissé ou en plein cintre, appelé marquise.
Par souci d’économie de mur, se développent les « croupes » ou demi-croupes. Ces triangles de pointe sur les toits à quatre pentes, font le charme des toitures.

A découvrir :

La tour de Modon - la Fontaine des Anglais – la maison des Gardes – la place Saint Andrieu – la fontaine de César – la fontaine Gauloise – l’église Saint Jean Baptiste – le jardin médiéval sur le rempart – le jardin des 1001 pattes  rue de la commanderie  – la maison Sully – la porte de Gergovie – la porte Narbonnaise – la rue de la Peyrolerie – la place du Consulat – le hameau de Clayrou et ses viviers  – le hameau de Ournes – l’abbaye de Vic.